Le bureau du procureur de la ville de Khimki a confirmé le 11 février 2011 l’acte d’accusation contre Alexeï Gaskarov et Maxim Solopov dans l’attaque de la municipalité de la ville de Khimki le 28 juillet 2010 contre de l’Administration de Khimki. Cette décision a été transmise le 15 février aux accusés.

Alex et Max sont accusés de graves violations de l’ordre public, de l’utilisation d’armes et d’objets utilisés comme des armes, de groupe organisé (p. 2 de l’article 213 du Code pénal de RF). Ils risquent jusqu’à 7 ans de prison.

Comme prévu, on retrouve parmi les principaux témoins à charge : Maxim Khramov, Alexey Pitel et Alexey Parchin. La défense dit que le procès-verbal de leurs interrogatoires sont suspects (les protocoles de Khramov et de Pitel sont absolument identiques, seul le nom a été changé).

Les accusés ne nourrissent pas de grand espoir quant à un procès équitable. Maxim croit que le juge peut reporter le procès pour complément d’enquête. Alex n’y compte pas, et pense que le processus sera un autre «exemple» de la justice russe.

Dmitry Deanza, l’avocat de Gaskarov, a dit à Novaya Gazeta que l’affaire peut être soumise au tribunal de la ville de Khimki avant la fin de la semaine. La date de l’audience préliminaire doit être prévue dans les 14 jours suivant la réception de l’affaire devant les tribunaux.

En russe : http://www.novayagazeta.ru/news/1007213.html

Denis Solopov qui avait participé à l’action contre la déforestation et l’arbitraire des autorités locales le 28 juillet 2010 face à la municipalité de Khimki, a été arrêté à Kiev par la police criminelle.

L’arrestation a eu lieu le 2 mars 2011 près de l’office du Service des migrations à Kiev, au moment où les autorités ukrainiennes ont refusé d’accorder le statut de réfugié à Denis et il a voulu en faire appel au tribunal. D’après le site web de l’organisation ukrainienne des droits de l’homme “Projet “Sans frontières” du Centre “Action sociale”, on a lieu de supposer que les employés du Service des migrations ont fait part à la police d’une information confidentielle sur le visite de Denis à leur office, même s’ils le nient formellement (voir: http://noborders.org.ua/ru/o-nas/novosti/ykrainskaya-sistema-predostavleniya-statusa-bezhenca-opasna-dlya-bezhencev/).

Aujourd’hui, le 4 mars 2011 le tribunal de l’arrondissement Solomensky de la ville de Kiev s’est prononcé de placer Denis en garde à vue de 40 jours. Cette décision fera l’objet d’un recour au tribunal supérieur. Le défenseur officiel de Denis est l’avocat Anton Maximov du bureau de Kiev de la mission du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

Il y a quelques mois l’UNHCR a officiellement reconnu Denis Solopov refugié politique, actuellement il est sous la protection de l’ONU. Son extradition de l’Ukraine en Russie serait une violation grave du droit des gens.

Comme l’affaire des “otages de Khimki” Maxime Solopov et Aleksei Gaskarov le prouve, la loi n’était pas respectée lors des mesures l’instruction sur la manifestation du 28 juillet 2010; les policiers du Département Général des Affaires Intérieures (DGAI) de la région de Moscou ont plusieurs fois utilisé les tortures pour faire pression aux témoins. La première audience du Tribunal de la ville de Khimki dans cette affaire est prévue pour le 14 mars 2011.

Denis Solopov est déclaré suspect de hooliganisme (article 213 du Code Pénal russe); le DGAI de la région de Moscou a lanc un avis de recherche qui le concerne. L’instruction ne posséde d’aucune preuve materielle solide contre les prevenus dans cette affaire. Quelques vitres brisés lors de la manif ont donné lieu au DGAI et au Parquet de la région de Moscou de déclencher une campagne massive de persécution des militants sociaux. Au lieu de s’instruire sur les attaques contre les journalistes et les militants sociaux à Khimki, la police locale continue à persécuter les jeunes qui avaient pris part aux actions de protestation.

Nous suivrons attentivement la situation de Denis Solopov et vous informerons dès qu’il y en aura des nouvelles.

Pour plus d’information veillez vous renseigner à:

+380 44 288-94-24 Mission de l’UNHCR à Kiev

La Campagne pour la mise en liberté des otages de Khimki

Source : http://inter.antifa.ru/page/les-autorités-ont-emprisonné-encore-un-otage-de-laffaire-de-khimki
et http://khimkibattle.org/?lang=fr